FRANCE

Le préfet de l’Eure, René Bidal, a signé, mardi, le 400e contrat de génération dans le département avec l’entreprise de transformation de matières plastiques Dedienne, basée à Saint-Aubin-sur-Gaillon

« Le contrat de génération est un carrefour entre la jeunesse et le senior.
Il permet à un entrepreneur de sauvegarder l’emploi d’un senior d’au moins 55 ans s’il est travailleur handicapé ou d’au moins 57 ans, en recrutant un jeune de moins de 26 ans ou de moins de 30 ans s’il est travailleur handicapé en CDI »
, explique le préfet.
Le dispositif permet aux entreprises de moins de 300 salariés d’obtenir une aide financière de 4 000 €, versée pendant trois ans, soit la somme de 12 000 € pour l’embauche d’un jeune en CDI.

Une procédure simplifiée

« La loi a été modifiée fin 2014. Aujourd’hui, l’entreprise peut embaucher un jeune et un senior en CDI.
Ce double recrutement lui permet de voir son aide doublée pendant trois ans, soit 24 000 € »
, indique Guillaume Rueda, directeur de Pôle emploi à Vernon.
Depuis mars 2015, la procédure a été simplifiée pour encourager la conclusion de contrats de génération et s’élargit aux recrutements de jeunes en contrat d’apprentissage.

Une transmission des savoirs ?

Le contrat de génération n’est pas seulement synonyme de transmission des savoirs. 
« Les intérêts pour une entreprise de recourir à un tel dispositif sont multiples. Il peut s’agir d’embaucher de nouveaux talents, de transmettre des savoir-faire, de maintenir des compétences en interne, voire, pour son responsable, d’accompagner la transmission de l’entreprise », détaille le préfet.
Cette transmission des savoirs n’est cependant pas obligatoire. Le jeune et le senior peuvent être embauchés sur des postes, des emplois ou des qualifications différentes. 
« Mis en place en 2013 pour lutter contre le chômage des jeunes et des seniors, ce dispositif d’aide à l’emploi vise à créer des binômes jeune-senior pour encourager l’embauche des jeunes et garantir le maintien dans l’emploi des seniors. Dans l’Eure, depuis le démarrage du dispositif, 75 % des demandes d’aide sont déposées par les entreprises de moins de 50 salariés. Ce sont donc essentiellement de petites entreprises qui en bénéficient », conclut René Bidal.

Le microcrédit au service de la création d’entreprise serait-il source d’employabilité ?

C’est ce qu’affirment le Bureau international du travail (BIT), la Caisse des dépôts et la Direction générale de la cohésion sociale, qui sont réunis à Bercy ce matin, mardi 3 février, pour présenter leurs réflexions pour décupler cet impact.

Les scénarios qu’ils ont élaborés s’appuient sur les résultats d’une enquête CSA réalisée à leur demande en 2013-2014 auprès de 4 020 créateurs ou repreneurs d’entreprise qui ont bénéficié d’un accompagnement ou financement d’un des cinq réseaux dédiés (dans l’ordre d’importance : boutiques de gestion, Initiative France, ADIE, France Active et Réseau entreprendre).

Selon cette étude, la création d’entreprise, soutenue à la fois par un microcrédit et par un accompagnement qualitatif, est une voie royale vers l’insertion professionnelle.

En effet, 89 % d’entrepreneurs ex-chômeurs qui ont créé ou repris leur entreprise en 2010 avec un microcrédit sont toujours « au travail » trois ans après. 48 % de ceux qui percevaient un minima social lors de la création de leur activité n’en ont plus besoin.

Une employabilité renforcée pour tous

Et plus globalement 91 % des créateurs/repreneurs d’entreprise tous profils confondus, s’ils ont été accompagnés par un microcrédit, sont toujours insérés sur le marché du travail trois ans après le début de leur activité : 77 % à la tête de leur entreprise, 13 % en emploi et 1 % retraités.

La création d’emplois est là : en moyenne 2,6 postes ont été créés ou repris pour chacune des entreprises pérennisées.
L’employabilité aussi : même ceux qui ont échoué affirment avoir gagné en compétences.
La quasi-totalité (89 %) estime avoir acquis ou approfondi leurs compétences : 77 % en comptabilité, 76 % en commercial, 69 % en administration et 68 % en marketing.

Quant à la qualité de l’emploi : 72 % des salariés des entreprises ainsi créées ou reprises sont aujourd’hui en contrat à durée indéterminée. De quoi faire rêver les jeunes en mal d’insertion professionnelle durable.

Bilan contrasté

Pourtant le bilan de l’étude est contrasté : « la pérennité de ces entreprises est élevée », remarque Bernd Balkenhol, professeur à l’Université de Genève et consultant pour le BIT. Puisque 77 % des entreprises ainsi crées sont toujours en activité au bout de trois ans (75 % pour les entreprises créées et 89 % pour les entreprises reprises).

Mais quelle est la qualité de l’activité des micro-emprunteurs ?
« Ces créations d’entreprise ne sont pas forcément synonymes de création de richesse », commenteM. Balkenhol. « 79 % des entrepreneurs qui ne comptabilisaient aucun salarié au moment de la création/reprise n’ont pas embauché par la suite » indique l’étude CSA.
Et « de nombreux entrepreneurs [60 %] se plaignent de l’insuffisance de leurs revenus » ajoute M. Balkenhol. Quasiment les trois quarts des créateurs d’entreprise (74 %) encore en activité reconnaissent, par exemple, ne pas réussir à épargner.

Chez nos voisins européens, la limite de l’insertion professionnelle par l’auto-emploi a été mise en évidence au Royaume-Uniles micro-entreprises sont devenues une planche de salut pour de nombreux chômeurs.
Cette évolution a ainsi été qualifiée de « faiblesse » par la Banque d’Angleterre qui voit dans les autoentrepreneurs des employés déguisés ne percevant qu’une partie de leurs précédents revenus avec une protection sociale diminuée.

Une expérience « à refaire »

La question de leur protection sociale appelle « des réponses concrètes, rapidement » remarque le BIT, qui conclue son étude en demandant aux entrepreneurs leur propre bilan de l’expérience : « satisfaisante » répondent-ils pour la grande majorité. Elle serait même « à refaire » pour 81 % de ces micro-emprunteurs. De leur avis c’est l’accompagnement qui doit être renforcé.

Le rôle des réseaux et de l’accompagnement est jugé déterminant par la grande majorité des entrepreneurs qui regrettent l’insuffisance de ce même accompagnement une fois l’entreprise créée (ou reprise). 70 % d’entre eux déclarent avoir été aidés au moment de la création/reprise, mais 46 % seulement disent avoir bénéficié d’« un suivi ».

Pour Bernd Balkenhol, coauteur de cette note, « il faut trouver une solution au coût de l’accompagnement, qui est aujourd’hui couvert en partie par l’Etat ou le bénévolat et renforcer les partenariats public-privé ».
C’est l’objectif des réflexions sur les pratiques du microcrédit présentées mardi au colloque européen de Bercy qui ouvrent le débat sur son avenir en France et en Europe. « Rien ne dit qu’il existera encore en 2030… sous sa forme actuelle » concluent Bernd Balkenhol et son coauteur Georges Gloukoviezoff.

« Avec 46 000 microcrédits professionnels par an en France, ce dispositif reste de taille relativement modeste » indiquent les auteurs de la note « Le microcrédit en France et en Europe en 2030 » présentée ce mardi au colloque. L’inspection générale des finances estime la demande insatisfaite à 190 000 prêts. D’où l’idée de renforcer le soutien à ce type d’entrepreneuriat pour en favoriser les effets positifs sur l’emploi.

Les trois scénarios avancés pour ouvrir le débat :

1- « Industrialisation et prise de pouvoir des banques » : développement rapide du microcrédit professionnel, automatisation de la gestion, ciblage des clients les plus rentables. Le secteur perd progressivement sa spécificité d’individualisation des réponses.

2- « Professionnalisation du secteur et pouvoirs publics stratèges » : Un code de bonne conduite est appliqué au niveau européen, une contribution fiscale est demandée aux établissements financiers, seuls les acteurs les plus vertueux sont financés. La dépense devient investissement.

3- « Automatisation du secteur » : la régulation bancaire s’intensifie, les organismes de microcrédit diversifient leurs services « low cost », les pouvoirs publics supervisent à distance et renforcent les subventions de l’accompagnement.

Portée par la construction de paquebots géants, la navale recherche soudeurs, mécaniciens ou ingénieurs pour ses usines de Saint-Nazaire, mais ne pourra satisfaire les centaines de demandeurs d'emplois de la région.

Plus de 2.000 personnes se sont ruées vendredi, dossier et CV sous le bras, au premier salon du recrutement naval organisé dans la cité des paquebots, formant dès le milieu de matinée de longues files d'attente devant les stands d'une vingtaine de recruteurs, dont STX, DCNS, Eiffel Industrie, ainsi que des sous-traitants, pour tenter de décrocher un emploi parmi la petite centaine proposée.

Le profil recherché va «du soudeur jusqu'à l'ingénieur» et les postes, de l'intérimaire au CDI en passant par le CDD, explique David Saenz, de la société organisatrice du salon, Inter Pôle.

STX France, qui construit actuellement le plus grand paquebot du monde, «Harmony of the Seas», et un autre navire de la classe «Oasis» pour une filiale de l'armateur américain Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL), cherche ainsi des «dessinateurs, techniciens, ingénieurs, conducteurs de travaux», à la suite de «la remontée en charge de ces deux dernières années», indique son directeur des ressources humaines, Christophe Mabit.

Après un passage à vide en 2012, le constructeur naval a décroché plusieurs contrats successifs, et, avec son carnet de commandes rempli jusqu'à 2019-2020, a «aujourd'hui encore 80 CDI à pourvoir en 2015», ainsi qu'une «cinquantaine de CDD» et des alternants, selon M. Mabit.

STX France fait travailler actuellement 6.000 personnes, dont 2.400 salariés.

- 5 à 10 minutes pour convaincre -

Dans la file fournie menant à ce recruteur, où se côtoient postulants en jeans et costume-cravate, Valéry dit espérer «qu'avec le redémarrage de l'activité chez STX, il y aura du travail». Pour ce Parisien de 44 ans, qui a «fait un peu tous les métiers dans l'automobile, ingénierie, tôlerie, peinture» et qui cherche à se reconvertir à Saint-Nazaire, l'idéal serait de repartir avec «quelques contacts et quelques espoirs».

«En recherche d'emploi depuis quatre mois», Philippe, un habitant de la région qui «a travaillé dans la navale pendant une trentaine d'années», «espère au mieux décrocher deux entretiens à l'issue» du salon, pour un poste de directeur de projet, explique-t-il en attendant son tour, «pas surpris» de l'affluence, illustration selon lui des «3 millions de chômeurs en France».

 En un peu plus d'une heure de «speed dating», où le face-à-face entre recruteur et postulant dure «5 à 10 minutes maximum», le responsable des activités navales d'Eiffel Industrie, Franck Guillemant, a déjà repéré environ un tiers de «profils intéressants», notamment pour des postes de soudeurs et mécaniciens, qu'il pourrait «revoir la semaine prochaine».

 «Voir les gens, comme ici, même pendant 5-10 minutes, ça peut faire la différence. Ca fait du bien car aujourd'hui, on vous demande de mettre votre CV en ligne et il y a un côté déshumanisé de la recherche d'emploi. Ca vous isole, c'est déprimant», souligne Mercedes, 40 ans, «Bac +5, 15 ans d'expérience professionnelle et toujours pas de boulot en CDI».

 Après un bref entretien lors duquel on lui présente un poste d'acheteur, à durée indéterminée, elle retrouve «le moral et le sourire», et ira «candidater» pour l'offre, sur internet.

 Commentaire SeniorFlex /flexsenior :
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Seniors : si vous deveniez « expat » ?

Alors qu’aura lieu à Paris (Cité Universitaire) le salon «S'expatrier, mode d'emploi » le 27 mars prochain, revenons sur une véritable tendance de fond que l’on peut constater depuis quelques années : de plus en plus de seniors jouent la carte de l’expatriation… Pour vivre leur retraite, pour se rapprocher de leur famille ou pour donner un nouveau souffle à leur carrière professionnelle !

Voici donc une journée qui va peut-être vous permettre de sauter le pas : vous aider à devenir « expat », pour ensuite, sauter dans un avion.
En effet, ce salon permet à tous les candidats au départ (actifs et retraités) de se renseigner sur toutes les démarches à prendre en compte avant de s’installer à l’étranger (impôts, retraite, démarche juridiques, protection sociale, emploi, scolarité des enfants, etc.). 
  
Le fait est que de plus en plus de seniors jouent la carte de l’expatriation. A croire qu’ils ne se sentent plus très bien en France… Avec 251.223 expatriés de plus de 60 ans en 2014, cette population est donc de plus en plus nombreuse à envisager de vivre hors de l’Hexagone. Soit pour profiter d’une retraite plus au calme, au chaud et moins chère ; soit pour donner un nouveau souffle à leur carrière professionnelle.
De toutes les façons en France, passé un certain âge, on ne trouve plus de travail… 
  
Malgré cette évolution sociétale, les seniors expatriés restent majoritairement des retraités en bonne condition physique qui souhaitent jouir d’une certaine douceur de vivre à l’étranger (climat et pouvoir d’achat). Le Maroc et la Tunisie étaient des destinations très prisées, mais désormais c’est le Portugal qui s’avère être le « premier choix » ; pays européen particulièrement accueillant, et l’image du Maghreb s’est détériorée suite à la montée de l’islamisme. Des destinations éloignées comme l’Asie (Thaïlande, Vietnam, Cambodge) attirent également de plus en plus de seniors tentés par un coût de la vie inférieur à la France et du soleil toute l’année. 
  
Rappelons que le fait de partir vivre à l’étranger pour y vivre sa retraite n’empêche en rien de percevoir sa pension (heureusement), toutefois, il est primordial de prendre contact avec sa caisse de retraite avant son départ afin de connaître les différents aspects relatifs au versement de sa retraite. Soulignons qu’une expatriation est un véritable changement de vie. Radical à tous les niveaux. Dans ce contexte, il apparait évident qu’une expatriation réussie est essentiellement liée à la qualité de sa préparation. 
  
Quelques chiffres : 17% des jeunes retraités Français de plus de 65 ans vivant en France envisagent aujourd’hui une installation à l’étranger. Avec une progression de 11,65% entre 2014 et 2013 (251 223 expatriés de plus de 60 ans en 2014 contre 225 000 en 2013), les seniors représentent aujourd’hui 14% des expatriés français) un pourcentage inférieur à leur part dans la population française (23%) mais tout de même marquant.

Commentaire SeniorFlex: Une alternative possible pour la 2° carrière ?

L’expatriation, y avez-vous pensé ?   La France propose de bien se préparer...

Le ministre du travail promet des formations gratuites pour les chômeurs de longue durée

c'est l'une des 20 mesures proposées par le Ministre Rebsamen
Parmi les autres mesures, on relève :

Suivi personnalisé
Garde d'enfants,
Mise en situation professionnelle
Suivi de la santé des chômeurs
Encouragement et accompagnement des employeurs qui engagent
Contrat de professionalisation
Suivi dans l'emploi retrouvé

 

 en savoir plus

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/DP_-_Nouvelles_solutions_face_au_chomage_de_longue_duree_09_02_2015.pdf

 

 

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

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