FRANCE

Vient de paraître

 page de couverture

GUIDE DU BIEN-ÊTRE DU TÉLÉTRAVAILLEUR

Et de tous les travailleurs connectés

Par Marie-France Medana

Editions-Diffusion L'Harmattan
5-7, rue de L’Ecole Polytechnique 75005


EAN : 9782343085272 • 168 pages

SeniorFlex

Nous vous recommandons cette lecture. Ce thème est de plus en plus important du fait de l'évolution des technologies, mais est aussi une forme nouvelle de travail pour les seniors voulant rester actifs. La législation suivra t elle ?

Ceci est un extrait de l’interview de Myriam El Khomri
                             tiré de notre dossier interactif Vieillir en 2016, c’est grave ?

La ministre du Travail Myriam El Khomri maintient son soutien au Contrat de génération de François Hollande, qui doit battre en brèche « les représentations sociales, culturelles, qui existent dans notre société et qui jouent un rôle dans les difficultés rencontrées par les seniors sur le marché de l’emploi ».

Quelle est la part des seniors dans le monde du travail ?
Elle est de 59,4 % au deuxième trimestre 2015. Ce taux progresse depuis plus de 10 ans, y compris pendant la crise.
Il faut cependant noter que la part des seniors dans le monde du travail en France est plus basse que la moyenne européenne.

Pourquoi tant de difficultés à retrouver un emploi pour cette catégorie de personnes ?
Six mois après leur entrée au chômage, moins d’un quart des seniors aura repris un emploi, contre 37,4 % en moyenne toutes classes d’âge confondues. Comment l’expliquer ?
D’abord, par les représentations sociales, culturelles, qui existent dans notre société et qui jouent un rôle dans les difficultés rencontrées par les seniors sur le marché de l’emploi.
Pour certains employeurs, un senior serait moins productif, engendrerait un coût salarial bien plus important…

Vu l’évolution de la société, est-il encore pertinent d’être considéré comme un senior entre 45 et 50 ans dans le monde du travail ?
Derrière le terme senior, on associe des représentations, celles que j’évoquais, qui freinent l’évolution des seniors dans le monde du travail.
Un salarié qui a derrière lui des expériences, des compétences variées, une connaissance du monde professionnel dans lequel il évolue est une chance pour une entreprise et le collectif de travail.
Valoriser ces atouts, c’est le sens des contrats de générations mis en place par ce gouvernement.

Retrouvez l’intégralité de cette interview dans notre dossier interactif  Vieillir en 2016, c’est grave ? disponible sur la boutique en ligne de respectmag.com.


En savoir plus sur http://www.respectmag.com/18174-myriam-el-khomri-pour-certains-employeurs-un-senior-serait-moins-productif#yfoPVrTHXoKMyJPw.99

France

En décembre, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A a progressé de 15.800 sur un mois. Sur l'ensemble de l'année 2015, la hausse est de 90.000.

Pour enrayer cette mauvaise dynamique, François Hollande avait dévoilé un plan pour l'emploi au début de la semaine dernière, avec une prime à l'embauche de 2.000 euros pour les TPE-PME et la formation de 500.000 chômeurs. Des mesures qui n'ont pas franchement convaincu les économistes.

Commentaires SeniorFlex:

Former 500 000 chômeurs - bravo mais les former à quoi ?
Où sont les formateurs, où sont définies les formations des métiers de demain, car il faut former à des métiers nouveaux ou indispensables pour les entreprises (Nota : plus de 45 000 postes non pourvus dans les métiers manuels !)
Prime à l'embauche ? Insuffisante pour motiver un chef d'entreprise, qui, lui, veut plus de souplesse dans le contrat de travail afin de pouvoir coller aux évolutions économiques et à celles des marchés pour pérenniser sa société. Par ailleurs, il faut que la croissance reparte pour créer de la demande et donc créer des emplois !

Financer le travail et non le chômage a toujours été notre approche mais il faut aussi créer les conditions de travail et de créations d'emploi !

 

 

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Interview de la Présidente de Old'UP

à l'occasion du Colloque que l'association organise ce samedi 10 octobre au Conseil Economique et Social à Paris

Par Pascale Senk - le 06/10/2015

Après 80 ans, les seniors d'aujourd'hui sont des pionniers : ils ont à donner du sens à une tranche de vie qui n'existait pas.

«L'un de nos grands problèmes, ce sont les chaussures!», confie dans un rire Marie-Françoise Fuchs.
«Franchement, celles qui sont conçues pour les femmes âgées sont moches, non?
Alors les vraies questions qui se posent à nous, c'est: comment allier sécurité et maintien d'une belle image de soi? Comment éviter la chute malgré des escarpins vraiment mode?»

Le quotidien des «plus vieux d'entre les vieux», cette femme plus qu'octogénaire le connaît bien.
Fondatrice de l'association Old'Up (dont la baseline est: «Plus si jeunes mais pas si vieux») qui, depuis huit ans, invite ses membres à «s'approprier leur vieillissement et à l'utiliser», elle n'a aucun mal à employer ce terme qui fâche, tout en ne déniant pas l'affaiblissement général auquel il contraint.
Bien au contraire, elle invite à le regarder de pleine face pour en faire quelque chose.
«Après 75 ans, c'est un “deuxième temps” de la retraite», explique-t-elle.
«Le plus souvent, les conditions physiques ne permettent plus de s'investir comme avant auprès des petits-enfants, on change évidemment de rythme. C'est le moment où l'on se demande: y a-t-il une vie après celle de grand-parent?»

«Vieillissement durable»

Car si l'investissement familial diminue, les octogénaires peuvent toutefois aller à la rencontre de ce continent qui s'ouvre devant eux: un «vieillissement durable».
«Beaucoup d'amis, de connaissances que l'on avait, sont partis», constate Marie-Françoise Fuchs.
«Il faut donc se créer de nouveaux réseaux, trouver de quoi être encore acteur dans la société, servir… Il s'agit de donner du sens et de l'utilité à cet allongement de vie qui va concerner de plus en plus d'entre nous.»

«Comment l'esprit vient aux vieux» est d'ailleurs le thème du colloque* à venir conçu par ces «apprentis centenaires» bien décidés à se libérer des images normatives attachées à la vieillesse, qui «est toujours une construction sociale et reste en réalité à réinventer», comme le rappelle Frédérique Savona, ingénieure sociale qui s'est immergée pendant trois ans dans l'association, assistant aux ateliers de réflexion qui s'y tiennent - «oser vieillir», «le sens de ma vie» ou «nous et les autres» - et réalisant des dizaines d'entretiens avec les 300 membres de l'association.

«Continuer à exister malgré mais aussi “avec” leurs fragilités»

À ses yeux, un nouveau monde est en train de naître et l'association Old'Up est l'un des fers de lance de cette révolution. « Actuellement, pour parler de vieux, la société oscille entre des images de bien vieillir à tout prix qui signifie surtout “rester jeune” et des images de dépendance, de dégénérescence cérébrale, etc., observe-t-elle.

Or, il y a un nouveau pays à explorer, ce “continent gris” où des individus encore autonomes veulent continuer à exister malgré mais aussi “avec” leurs fragilités

C'est là l'une des grandes fiertés de Marie-Françoise Fuchs: avoir fait des membres de l'association des «experts de l'âge» régulièrement consultés par la SNCF pour jauger le confort des TGV, ou devenant des représentants d'usagers dans les établissements sanitaires, ou lors de recherches sur les nouvelles technologies et les seniors…

«Notre fragilité est très utilisable dans ce type d'aménagements, se réjouit-elle.
Et j'aimerais ainsi montrer à la société qu'on peut se servir de l'expérience des plus âgés pour construire l'avenir.»
Elle évoque avec amusement en ce sens combien sa (relative) passivité a fait dire à ses enfants: «Ah, tu es plus disponible qu'avant! C'est bien, maintenant, on peut se parler!» Faire différemment, et pourquoi pas? Mieux avec ses failles, c'est là tout son credo.

«Des représentations dominantes et obsolètes»

Qu'on puisse se contenter de «distraire» les personnes âgées à coup d'après-midi ludiques ou de concours de bridge dans les maisons de retraite désole cette militante de l'apprentissage à vie: «Pourquoi ne pas leur proposer des cours plutôt?» Il y a d'ailleurs une dimension d'apprentissage dans ces groupes de l'association où le collectif restaure l'identité de chacun. Frédérique Savona considère «y avoir mesuré combien c'est une première étape nécessaire que de se demander “comment être soi”, hors des représentations dominantes et obsolètes, ainsi que l'on apprend dans les groupes Old'Up.
Libre ensuite à chacun d'investir d'autres terrains.»

De son immersion chez les octogénaires, la jeune chercheuse a ramené aussi un changement très personnel:
«Je ne regarde plus l'âge d'une personne que je rencontre, et je ne pense plus “vieille” si elle a des cheveux blancs ou un corps fatigué, affirme-t-elle.
Peut-être parce que je sais qu'elle a été comme moi… Et parce qu'un jour je serai comme elle.»

* Colloque qui se tiendra le samedi 10 octobre au Conseil économique et social, 9, place d'Iéna, 75016 Paris.
Programme et infos: www.oldup.fr

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

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