FRANCE

Réflexion !

Pourquoi y a t il un problème de l'emploi senior?

Parce que on a oublié l'homme en le considérant comme une machine à produire et non comme un être humain,  évolutif, apprenant
et capable de transmettre le savoir !

La responsabilité sociale de l'entreprise touche au développement de l'entreprise, du territoire où est implantée l'entreprise,  des emplois,
mais aussi de l'homme dans l'entreprise  etc

Selon une étude publiée cette semaine, l’espérance de vie devrait continuer d’augmenter, notamment en France, d'ici à 2030.
Alors problème ou opportunité ? S’interroge l’AD-PA dans sa dernière chronique.

La société contemporaine est profondément « âgiste » : rappelons que selon un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l'âgisme est une discrimination en passe de devenir plus universelle que le racisme et le sexisme
  
Dans cet esprit, l'annonce de l'augmentation du nombre de personnes âgées génère les peurs les plus incroyables et les plus absurdes.
Face à ses peurs basées sur des a priori dévalorisants stigmatisant l'avancée en âge et les plus âgés, il est indispensable de regarder la réalité en face. 
  
Un grand nombre de personnes âgées indique à l'ensemble de la société que la vie peut être longue. Il faut d’ailleurs savoir : 
- que 80% des plus de 80 ans vont bien.
Même s’ils courent moins vite qu'à 60, 40 ou 20 ans, leur état de santé physique et psychique est tout à fait satisfaisant. 
- que ces plus de 80 ans contribuent à l'activité économique en tant que consommateurs, que ce soit dans le domaine des loisirs, du tourisme et de la santé ; de plus, nombre d'entre eux ont des activités bénévoles dans les associations ou à titre privé en assurant par exemple la garde de leurs petits-enfants ou arrières petits-enfants
- que les 20% qui ont besoin d'être aidés pour leur autonomie sont tout aussi fondamentaux pour l'économie car les aider mieux à domicile ou en établissement peut créer des centaines de milliers d'emplois pour les plus jeunes. 
  
Contre l'âgisme et les préjugés la démarche efficace consiste donc à bien prendre conscience des réalités pour promouvoir une société respectueuse de tous les âges de la vie et de tous, jeunes comme vieux.
L’AD-PA appelle donc à leurs responsabilités les candidats à l'Élection Présidentielle afin que le futur Président développe des politiques de respect de chacun et au-delà améliore les conditions de vie de nos aînés les plus fragilisés. 

*L’AD-PA regroupe au plan national les directeurs de services à domicile et d’établissements pour personnes âgées

Reférences : Article publié par Les Echos

 

A 60 ans, on est souvent sans retraite et sans emploi

SOLVEIG GODELUCK | Le 10/10/16


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/10/10/2016/lesechos.fr/0211378511927_a-60-ans--on-est-souvent-sans-retraite-et-sans-emploi.htm#QDZ6rpv2cXoExzIU.99

 

Une partie des économies dues au relèvement de l'âge légal à 62 ans est dépensée en pensions d'invalidité, minima sociaux ou allocations chômage.

Avec le recul de deux ans de l'âge d'ouverture des droits à la retraite, initié par la réforme de 2010, le taux d'emploi à 60 ans a bondi de 14 points, à près de 40 %. Mais à cet âge, 29 % des Français sont sans emploi ni retraite, et à 61 ans le taux tombe à 15 %.
Ils restent sur le carreau, car
« la baisse de la probabilité d'être à la retraite se traduit principalement par une prolongation dans l'état précédent », comme le dit pudiquement le Conseil d'orientation des retraites (COR) dans une note de travail.

Autrement dit, ceux qui ont un poste peuvent le garder s'ils sont chanceux, mais les autres doivent se contenter du revenu de leur conjoint, du chômage, des minima sociaux, d'une pension d'invalidité ou d'un arrêt maladie qui s'éternise.
Alors qu'on reparle d'une éventuelle nouvelle hausse de l'âge légal, le COR a essayé d'y voir clair sur les
« effets de déversement » sur les autres dispositifs.

Chômage, maladie, invalidité et inactivité

Les minima sociaux, d'abord. Les effectifs d'allocataires du RSA socle (pauvres), de l'AAH (handicapés) ou de l'ASS (chômeurs en fin de droits) âgés de 60 ou 61 ans ont brusquement augmenté. Il y aurait en 2016 quelque 80.000 allocataires supplémentaires du fait de la réforme de 2010, pour un coût de 600 millions d'euros par an.

Mais la dépense la plus importante provient du « déversement » sur les pensions d'invalidité.
Elle est estimée entre 1,2 et 1,5 milliard d'euros, correspondant à 125.000 ou 150.000 bénéficiaires supplémentaires.
Ces dépenses plus celles dues aux minima absorberaient près de 15 % des 14 milliards d'euros d'économies attendues en 2017-2020 suite au passage à la retraite à 62 ans.

Lire aussi :

> Retraite : le relèvement de l'âge de départ aurait des effets positifs sur l'économie

« La réforme de 2010 aurait conduit en 2017 à augmenter de 20 % à 25 % les effectifs d'invalides, et de 26 % à 32 % la masse des pensions d'invalidité versées », souligne le COR.
Le risque d'invalidité croissant avec l'âge, non seulement ceux qui étaient déjà inaptes attendent plus longtemps avant de basculer vers la retraite, mais en plus les régimes d'invalidité doivent verser des pensions à de nouveaux entrants de 60 ou 61 ans.

S'agissant du chômage, on ne dispose pas d'estimation chiffrée du coût du doublement du nombre d'allocataires de 60-61 ans, entre 2008 et 2015, d'autant plus que ce pic résulte aussi de la crise.
Dans une étude produite pour le COR, deux économistes, Simon Rabaté et Julie Rochut, estiment que
« pour 100 euros économisés grâce à la réforme, 32 euros sont dépensés dans d'autres dispositifs d'assurance » en additionnant chômage, maladie, invalidité et inactivité.

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En cette période de débats autour des coindidats à la présidentielle , la FIDES ( Fédération Interrégionale pour le Développement de l'Emploi Senior) émet un manifeste demandant aux candidats de prendre position sur ses demandes.

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MANIFESTE 2017 POUR L’EMPLOI DES 45+

Durant le quinquennat qui se termine un certain nombre d’actions ont été mises en œuvre pour l’emploi des plus de 50 ans (50+), malheureusement sans effet significatif.

  • Le « Contrat de Génération », orienté principalement vers les jeunes avec maintien en emploi des 50+, au début, amendé ensuite, après intervention de la FIDES, pour prendre en compte, également, le recrutement des 50+. Cette mesure n’a pas fonctionnée car elle était basée sur un recrutement en CDI alors que 84% des embauches se font en CDD.
  • Le « Plan Emploi Seniors » mis en place par François Rebsamen lorsqu’il était Ministre de l’Emploi qui n’a pas été suivi de façon satisfaisante
  • Le « CICE » et le « Pacte de Responsabilité » dont on pouvait espérer des retombées sur l’emploi des 50+ n’ont, à ce jour, générés qu’un nombre limité d’emplois

Il en découle une situation extrêmement négative pour les 50+ qui constituent toujours la grande masse du chômage de longue durée (62%)*, avec le caractère aggravant d’une durée moyenne de 540 jours !

Le nombre de demandeurs d’emploi de 50+ en catégorie A, a explosé +47% entre 2012 et 2016 (606.800 en juin 2012, 893.000 en septembre 2016)*.

Toutes catégories confondues (A,B,C) on passe de 876 .200 en juin 2012 à 1.310.000 en septembre 2016*.Heureusement le chômage des <25 ans baisse (Catégorie  -7% sur un an)

Le chômage des 50+ ne baisse pas ! Il n’y a qu’un ralentissement de sa croissance, +2,4% en 2016 (année mobile) versus +8,4% en 2015 !* Les associations, membres de la FIDES, constatent malheureusement tous les jours que les salariés, cadres et non cadres, sont ostracisés dès la mi-carrière à 45 ans, et ce pour de mauvaises raisons !

Comme cela a été démontré pour d'autres nations Européennes, le sous-emploi forcé des 45+ pénalise significativement le PIB et les comptes de la Nation. Leur force de travail et leur expérience, pourtant reconnues, fait cruellement défaut à la compétitivité des entreprises françaises.

Face à cette situation la FIDES demande aux candidats à la Présidence de la République de s’engager à minima sur une liste de 8 priorités pour améliorer significativement l’emploi des 45+.

Huit Priorités pour l’Emploi des 45+

1-       Lancer un plan National de Communication ambitieux

2-       Reconnaitre le rôle de partenaire des Associations de 45+ en recherche d’emploi

3-       Rendre obligatoire le bilan de mi-carrière et la formation continue pour les 45+

4-       Accompagner spécifiquement les 45+ licenciés

5-       Favoriser la transmission des savoirs

6-       Faciliter l’employabilité des 45+ dans les entreprises

7-       Eviter la paupérisation des futures générations de retraités

8-       Créer un Observatoire National de l’Emploi des 45+

.* il serait plus pertinent de considérer le chômage des 45+ mais nous n’avons pas les données sous forme globalisée

 

Les huit Priorités pour l’Emploi des 45+

     1-     Lancer un plan National de Communication ambitieux

Lancer un Plan National de Communication, sur l’emploi des 45+, élaboré en concertation avec la FIDES. Ce Plan devra avoir pour objectifs :

    • de modifier en profondeur et durablement les mentalités vis-à-vis des salariés 45+ en poste

o   de changer les comportements et de lever les nombreux freins puissants à l’embauche des 45+ en recherche d’emploi

Pour être efficace, cette communication devra s’inscrire impérativement dans la durée comme cela a été fait pour d’autres causes nationales

2-     Reconnaitre le rôle de partenaire des Associations de 45+ en recherche d’emploi

  • Sur le plan national la FIDES a vocation à être l’interlocuteur systématique des organismes travaillant où réfléchissant à la question de l’emploi des 45+
  • Au niveau des bassins d’emploi, en région, les Associations de 45+ en recherche d’emploi doivent être reconnues comme les interlocuteurs privilégiés de ces mêmes acteurs et organismes, particulièrement de Pole Emploi avec une Délégation de Service Public

3-     Rendre obligatoire le bilan de mi-carrière et la formation continue pour les 45+

  • A partir de 45 ans on doit être considéré comme prioritaire pour l’obtention de formation au même titre que d’autres populations en grande difficulté.
  • Dans le cadre de la formation tout au long de la vie et d’un bilan à mi-carrière, à 45 ans, on veillera dans les orientations proposées à prendre en compte l’évolution des métiers, l’émergence de nouveaux métiers pour partie liée au développement du numérique.

4-     Accompagner spécifiquement les 45+ licenciés

Mettre en place un système d’outplacement obligatoire en cas de licenciement de 45+. Ce système :

o   ne doit pas peser financièrement sur les entreprises afin de ne pas risquer d’effets pervers induits comme, en leur temps, ceux de la contribution Delalande, qui perdurent encore aujourd’hui !

o   doit être mis en œuvre dès le début de la période de préavis, par des Conseillers en Insertion Professionnelle formés à l’approche de cette population

o   Cet outplacement constituera, entre autres, une opportunité pour sensibiliser les 45+ à la création et/où à la reprise d’entreprises et devra favoriser la création de groupes intergénérationnels fonctionnant dans une optique de « binômat ».


5-     Favoriser la transmission des savoirs

  • Aider à la transmission des savoirs et des savoirs faire en entreprise par le mentorat.
  • Adapter, faciliter et raccourcir le processus d’obtention de la VAE.

o   Nous proposons une certification des compétences par des professionnels du métier et non par un diplôme universitaire.

6-     Faciliter l’employabilité des 45+ dans les entreprises

Alléger les contraintes pesant sur les entreprises :

o   développer tous les modes de flexibilité de l’emploi y compris le temps partiel pour fin de carrière progressive

o   encourager certaines formes de dispositifs comme l’essaimage, les dispositifs de délégation de compétence aux pme, le temps partagé, etc.

7-     Eviter la paupérisation des futures générations de retraités

L’emploi des 45+ est déterminant dans le montant de la retraite perçue, élément clé dans la redistribution que les seniors peuvent faire, en tant que pivot, vers les plus jeunes et les plus âgés.

Nous demandons le maintien du pouvoir d’achat des retraités, dans la durée.

8-     Créer un Observatoire National de l’Emploi des 45+

La FIDES est membre d’AGE PLATFORM EUROPE. La FIDES représente ses propres membres ; Associations, en régions, de 45+ en recherche d’emploi. La FIDES , légitime à défendre l’emploi des 45+ devra être membre de plein droit de cet Observatoire et systématiquement associée aux travaux et décisions.

Ses missions principales seraient les suivantes :

1.    PROMOUVOIR : créer et maintenir les conditions pour que le taux d’emploi des 45+, en France devienne et reste l’un des meilleurs en Europe.

o   Répertorier les meilleures pratiques RH et sociales de la RSE, notamment à l’international, les promouvoir largement (cf.ci-après) et aider à leur mise en œuvre.

o   Concevoir et porter des actions de communication et de valorisation ad’hoc

o   Concevoir et faire évoluer le bilan de mi-carrière en s’inspirant des meilleures pratiques ci-dessus

2.    MESURER : sélectionner, concevoir, et suivre une batterie d’indicateurs pertinents, préalablement agrées en s’appuyant notamment sur les chiffres publiés par l’ l’INSEE, la DARES et Pole Emploi

3.    PROPOSER / ALERTER : être consulté par le ministre du travail préalablement à toute décision et assurer une cohérence des mesures interministérielles entrant dans son champ d’action.

 

 La FIDES (Fédération Interrégionale pour le Développement de l'Emploi des Seniors ) emet un manifeste à l'attention des divers candidats à la Présidence de la République.

Demande d'engagement sur la lutte contre le chomage des seniors et le chomage longue durée, sans omettre l'importance de la lutte contre le chomage des jeunes,

et émission de  9 propositions axes de travail pour tenir ces objectifs ci dessus.

Dés publication officielle, nous vous transmettrons ce document.

 

Nota: SeniorFlex est membre de la Fides

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

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