Reférences : Article publié par Les Echos

 

A 60 ans, on est souvent sans retraite et sans emploi

SOLVEIG GODELUCK | Le 10/10/16


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/10/10/2016/lesechos.fr/0211378511927_a-60-ans--on-est-souvent-sans-retraite-et-sans-emploi.htm#QDZ6rpv2cXoExzIU.99

 

Une partie des économies dues au relèvement de l'âge légal à 62 ans est dépensée en pensions d'invalidité, minima sociaux ou allocations chômage.

Avec le recul de deux ans de l'âge d'ouverture des droits à la retraite, initié par la réforme de 2010, le taux d'emploi à 60 ans a bondi de 14 points, à près de 40 %. Mais à cet âge, 29 % des Français sont sans emploi ni retraite, et à 61 ans le taux tombe à 15 %.
Ils restent sur le carreau, car
« la baisse de la probabilité d'être à la retraite se traduit principalement par une prolongation dans l'état précédent », comme le dit pudiquement le Conseil d'orientation des retraites (COR) dans une note de travail.

Autrement dit, ceux qui ont un poste peuvent le garder s'ils sont chanceux, mais les autres doivent se contenter du revenu de leur conjoint, du chômage, des minima sociaux, d'une pension d'invalidité ou d'un arrêt maladie qui s'éternise.
Alors qu'on reparle d'une éventuelle nouvelle hausse de l'âge légal, le COR a essayé d'y voir clair sur les
« effets de déversement » sur les autres dispositifs.

Chômage, maladie, invalidité et inactivité

Les minima sociaux, d'abord. Les effectifs d'allocataires du RSA socle (pauvres), de l'AAH (handicapés) ou de l'ASS (chômeurs en fin de droits) âgés de 60 ou 61 ans ont brusquement augmenté. Il y aurait en 2016 quelque 80.000 allocataires supplémentaires du fait de la réforme de 2010, pour un coût de 600 millions d'euros par an.

Mais la dépense la plus importante provient du « déversement » sur les pensions d'invalidité.
Elle est estimée entre 1,2 et 1,5 milliard d'euros, correspondant à 125.000 ou 150.000 bénéficiaires supplémentaires.
Ces dépenses plus celles dues aux minima absorberaient près de 15 % des 14 milliards d'euros d'économies attendues en 2017-2020 suite au passage à la retraite à 62 ans.

Lire aussi :

> Retraite : le relèvement de l'âge de départ aurait des effets positifs sur l'économie

« La réforme de 2010 aurait conduit en 2017 à augmenter de 20 % à 25 % les effectifs d'invalides, et de 26 % à 32 % la masse des pensions d'invalidité versées », souligne le COR.
Le risque d'invalidité croissant avec l'âge, non seulement ceux qui étaient déjà inaptes attendent plus longtemps avant de basculer vers la retraite, mais en plus les régimes d'invalidité doivent verser des pensions à de nouveaux entrants de 60 ou 61 ans.

S'agissant du chômage, on ne dispose pas d'estimation chiffrée du coût du doublement du nombre d'allocataires de 60-61 ans, entre 2008 et 2015, d'autant plus que ce pic résulte aussi de la crise.
Dans une étude produite pour le COR, deux économistes, Simon Rabaté et Julie Rochut, estiment que
« pour 100 euros économisés grâce à la réforme, 32 euros sont dépensés dans d'autres dispositifs d'assurance » en additionnant chômage, maladie, invalidité et inactivité.

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En cette période de débats autour des coindidats à la présidentielle , la FIDES ( Fédération Interrégionale pour le Développement de l'Emploi Senior) émet un manifeste demandant aux candidats de prendre position sur ses demandes.

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MANIFESTE 2017 POUR L’EMPLOI DES 45+

Durant le quinquennat qui se termine un certain nombre d’actions ont été mises en œuvre pour l’emploi des plus de 50 ans (50+), malheureusement sans effet significatif.

  • Le « Contrat de Génération », orienté principalement vers les jeunes avec maintien en emploi des 50+, au début, amendé ensuite, après intervention de la FIDES, pour prendre en compte, également, le recrutement des 50+. Cette mesure n’a pas fonctionnée car elle était basée sur un recrutement en CDI alors que 84% des embauches se font en CDD.
  • Le « Plan Emploi Seniors » mis en place par François Rebsamen lorsqu’il était Ministre de l’Emploi qui n’a pas été suivi de façon satisfaisante
  • Le « CICE » et le « Pacte de Responsabilité » dont on pouvait espérer des retombées sur l’emploi des 50+ n’ont, à ce jour, générés qu’un nombre limité d’emplois

Il en découle une situation extrêmement négative pour les 50+ qui constituent toujours la grande masse du chômage de longue durée (62%)*, avec le caractère aggravant d’une durée moyenne de 540 jours !

Le nombre de demandeurs d’emploi de 50+ en catégorie A, a explosé +47% entre 2012 et 2016 (606.800 en juin 2012, 893.000 en septembre 2016)*.

Toutes catégories confondues (A,B,C) on passe de 876 .200 en juin 2012 à 1.310.000 en septembre 2016*.Heureusement le chômage des <25 ans baisse (Catégorie  -7% sur un an)

Le chômage des 50+ ne baisse pas ! Il n’y a qu’un ralentissement de sa croissance, +2,4% en 2016 (année mobile) versus +8,4% en 2015 !* Les associations, membres de la FIDES, constatent malheureusement tous les jours que les salariés, cadres et non cadres, sont ostracisés dès la mi-carrière à 45 ans, et ce pour de mauvaises raisons !

Comme cela a été démontré pour d'autres nations Européennes, le sous-emploi forcé des 45+ pénalise significativement le PIB et les comptes de la Nation. Leur force de travail et leur expérience, pourtant reconnues, fait cruellement défaut à la compétitivité des entreprises françaises.

Face à cette situation la FIDES demande aux candidats à la Présidence de la République de s’engager à minima sur une liste de 8 priorités pour améliorer significativement l’emploi des 45+.

Huit Priorités pour l’Emploi des 45+

1-       Lancer un plan National de Communication ambitieux

2-       Reconnaitre le rôle de partenaire des Associations de 45+ en recherche d’emploi

3-       Rendre obligatoire le bilan de mi-carrière et la formation continue pour les 45+

4-       Accompagner spécifiquement les 45+ licenciés

5-       Favoriser la transmission des savoirs

6-       Faciliter l’employabilité des 45+ dans les entreprises

7-       Eviter la paupérisation des futures générations de retraités

8-       Créer un Observatoire National de l’Emploi des 45+

.* il serait plus pertinent de considérer le chômage des 45+ mais nous n’avons pas les données sous forme globalisée

 

Les huit Priorités pour l’Emploi des 45+

     1-     Lancer un plan National de Communication ambitieux

Lancer un Plan National de Communication, sur l’emploi des 45+, élaboré en concertation avec la FIDES. Ce Plan devra avoir pour objectifs :

    • de modifier en profondeur et durablement les mentalités vis-à-vis des salariés 45+ en poste

o   de changer les comportements et de lever les nombreux freins puissants à l’embauche des 45+ en recherche d’emploi

Pour être efficace, cette communication devra s’inscrire impérativement dans la durée comme cela a été fait pour d’autres causes nationales

2-     Reconnaitre le rôle de partenaire des Associations de 45+ en recherche d’emploi

  • Sur le plan national la FIDES a vocation à être l’interlocuteur systématique des organismes travaillant où réfléchissant à la question de l’emploi des 45+
  • Au niveau des bassins d’emploi, en région, les Associations de 45+ en recherche d’emploi doivent être reconnues comme les interlocuteurs privilégiés de ces mêmes acteurs et organismes, particulièrement de Pole Emploi avec une Délégation de Service Public

3-     Rendre obligatoire le bilan de mi-carrière et la formation continue pour les 45+

  • A partir de 45 ans on doit être considéré comme prioritaire pour l’obtention de formation au même titre que d’autres populations en grande difficulté.
  • Dans le cadre de la formation tout au long de la vie et d’un bilan à mi-carrière, à 45 ans, on veillera dans les orientations proposées à prendre en compte l’évolution des métiers, l’émergence de nouveaux métiers pour partie liée au développement du numérique.

4-     Accompagner spécifiquement les 45+ licenciés

Mettre en place un système d’outplacement obligatoire en cas de licenciement de 45+. Ce système :

o   ne doit pas peser financièrement sur les entreprises afin de ne pas risquer d’effets pervers induits comme, en leur temps, ceux de la contribution Delalande, qui perdurent encore aujourd’hui !

o   doit être mis en œuvre dès le début de la période de préavis, par des Conseillers en Insertion Professionnelle formés à l’approche de cette population

o   Cet outplacement constituera, entre autres, une opportunité pour sensibiliser les 45+ à la création et/où à la reprise d’entreprises et devra favoriser la création de groupes intergénérationnels fonctionnant dans une optique de « binômat ».


5-     Favoriser la transmission des savoirs

  • Aider à la transmission des savoirs et des savoirs faire en entreprise par le mentorat.
  • Adapter, faciliter et raccourcir le processus d’obtention de la VAE.

o   Nous proposons une certification des compétences par des professionnels du métier et non par un diplôme universitaire.

6-     Faciliter l’employabilité des 45+ dans les entreprises

Alléger les contraintes pesant sur les entreprises :

o   développer tous les modes de flexibilité de l’emploi y compris le temps partiel pour fin de carrière progressive

o   encourager certaines formes de dispositifs comme l’essaimage, les dispositifs de délégation de compétence aux pme, le temps partagé, etc.

7-     Eviter la paupérisation des futures générations de retraités

L’emploi des 45+ est déterminant dans le montant de la retraite perçue, élément clé dans la redistribution que les seniors peuvent faire, en tant que pivot, vers les plus jeunes et les plus âgés.

Nous demandons le maintien du pouvoir d’achat des retraités, dans la durée.

8-     Créer un Observatoire National de l’Emploi des 45+

La FIDES est membre d’AGE PLATFORM EUROPE. La FIDES représente ses propres membres ; Associations, en régions, de 45+ en recherche d’emploi. La FIDES , légitime à défendre l’emploi des 45+ devra être membre de plein droit de cet Observatoire et systématiquement associée aux travaux et décisions.

Ses missions principales seraient les suivantes :

1.    PROMOUVOIR : créer et maintenir les conditions pour que le taux d’emploi des 45+, en France devienne et reste l’un des meilleurs en Europe.

o   Répertorier les meilleures pratiques RH et sociales de la RSE, notamment à l’international, les promouvoir largement (cf.ci-après) et aider à leur mise en œuvre.

o   Concevoir et porter des actions de communication et de valorisation ad’hoc

o   Concevoir et faire évoluer le bilan de mi-carrière en s’inspirant des meilleures pratiques ci-dessus

2.    MESURER : sélectionner, concevoir, et suivre une batterie d’indicateurs pertinents, préalablement agrées en s’appuyant notamment sur les chiffres publiés par l’ l’INSEE, la DARES et Pole Emploi

3.    PROPOSER / ALERTER : être consulté par le ministre du travail préalablement à toute décision et assurer une cohérence des mesures interministérielles entrant dans son champ d’action.

 

 La FIDES (Fédération Interrégionale pour le Développement de l'Emploi des Seniors ) emet un manifeste à l'attention des divers candidats à la Présidence de la République.

Demande d'engagement sur la lutte contre le chomage des seniors et le chomage longue durée, sans omettre l'importance de la lutte contre le chomage des jeunes,

et émission de  9 propositions axes de travail pour tenir ces objectifs ci dessus.

Dés publication officielle, nous vous transmettrons ce document.

 

Nota: SeniorFlex est membre de la Fides

François Fillon: "L'emploi des seniors est prioritaire"
 
Retraites, pouvoir d'achat, aide au grand âge, couverture maladie... C'est au tour de l'ancien Premier ministre, candidat à la primaire de la droite et du centre, d'exposer pour Notre Temps les grands axes de son programme.
 
Ses propositions pour les seniors »

ommentaire SeniorFlex : Voici enfin un programme un peu cohérent pour les SENIORS

-        pour cette tranche transversale de la population , souvent oubliée parce qu’elle n’est pas organisée...

En Belgique, le Conseil Consultatif Fédéral des Ainés, ou  CCFA,  n’est même jamais consulté !

 

Réference Notre Temps du 19 Novembre 2016

Cela fait quatre ans que j’interroge les Français. Le contrat que je leur propose de passer avec moi est issu de cette consultation, faite sur le terrain, et répond à leurs préoccupations. Je suis allé à la rencontre des entrepreneurs, des agriculteurs, des professionnels de santé, des policiers, et bien entendu, des seniors, qu’ils soient actifs ou retraités.

En 2050, un tiers de la population mondiale aura plus de 60 ans. L’allongement de la durée de vie est un immense progrès, mais aussi un véritable défi que se lance l’humanité. Il faut anticiper les enjeux économiques et sociaux qui y sont liés, pour mieux les accompagner, et saisir toutes les opportunités.
Il faut notamment créer les conditions d'une filière Silver Economy qui comprendra les besoins des seniors et sera perçue comme une véritable opportunité de croissance, d'emplois et d'innovation.

En ce qui concerne la situation des seniors aujourd’hui, je leur propose non seulement d’agir sur le pouvoir d’achat, l’emploi, le patrimoine ou la santé, mais aussi de leur redonner la place qu’ils méritent dans notre société. Une société qui prend soin de ses aînés est une société qui se respecte.
Au sein de mon équipe, le collectif Mid Generation mobilise les hommes et les femmes de plus de 50 ans et travaille sur la pertinence de revaloriser et d’encourager le lien intergénérationnel, facteur de réussite en matière, notamment, de "bien-vieillir".  

• Y a-t-il urgence à reporter l’âge de départ à 65 ans, alors que les travaux du Conseil d’orientation des retraites constatent une amélioration de la situation du régime général?

F.F.: Il y avait urgence en 2003 et en 2010, lorsque j’ai conduit deux réformes des retraites, et nous devons aller plus loin aujourd’hui. La vérité, les Français la connaissent. On ne pourra pas sauver notre système social à la française (école gratuite, médecine, retraite par répartition…)  si nous ne nous retroussons pas les manches. Je veux assurer aux Français des retraites dignes de leurs efforts et préserver leur pouvoir d’achat. Pour cela, il n’y a pas d’autre solution que de fixer l’âge de la retraite à 65 ans, comme partout en Europe.

La réforme des retraites de 2010 a débouché sur une forte augmentation du nombre de chômeurs âgés. Ne pensez-vous pas qu’un nouveau recul de l’âge légal de la retraite dans une période de chômage massif ait les mêmes conséquences?

F.F.: Le chômage de masse fait des ravages en France depuis 30 ans, plus particulièrement chez les jeunes et les plus de 50 ans. Je veux mettre fin à cette injustice en attaquant le chômage sur tous les fronts en même temps. Si on allonge la durée du travail sans le libérer, oui, nous aurons les conséquences que vous décrivez. Il faut donc agir vite pour, de manière globale, libérer les entreprises de leurs contraintes et de leurs charges. C’est la mère de toutes les réformes.

• Supprimerez-vous le compte pénibilité qui permet, notamment, d’anticiper le départ à la retraite des personnes concernées?

F.F.: Je souhaite abandonner le système de compensation de pénibilité qui n’est pas applicable, car trop complexe. Je préfère que nous traitions de la pénibilité par l’amélioration des conditions de travail, et par un examen individuel de la situation des personnes qui ont une carrière longue et ont effectué des travaux pénibles.

• Les régimes spéciaux de retraites doivent-ils être supprimés?

F.F.: Oui, il faut harmoniser les régimes spéciaux pour les faire basculer vers le régime général. Rien ne justifie, par ailleurs, que les régimes de retraite entre les travailleurs du public et du privé soient différents. Il est étonnant de voir que la France, pourtant si attachée au principe d’égalité, la refuse lorsqu’il s’agit de ce sujet. C’est une question de justice entre tous les Français. La retraite des fonctionnaires devra être calculée sur les vingt-cinq meilleures années de leur carrière, comme c’est le cas pour les salariés. En contrepartie, leurs primes pourront être intégrées dans le calcul de leur pension de retraite.

Comment favoriser le retour à l’emploi des seniors? Jusqu’à présent, les dispositifs mis en œuvre n’ont pas vraiment permis d’inverser la tendance à l’éviction des seniors du monde du travail?

F.F.: Mon objectif, c’est le plein-emploi et cela bénéficiera à tous. L’emploi des seniors est prioritaire; c’est un problème avant tout économique mais aussi culturel. Il faut changer le regard que l’on porte sur le travail en général et imaginer qu’on ne fera pas le même job toute sa vie. Ce qui implique de travailler conjointement sur la formation. Pour les plus de 50 ans, nous allons créer une plateforme numérique spécifique, en liaison avec les chambres professionnelles, mais aussi relever le plafond des chiffre d’affaires des auto-entrepreneurs jusqu’à 50 000€ pour les prestations de service.

• Certaines mesures ont particulièrement pénalisé les retraités les plus modestes: la suppression de la demi-part fiscale des veuves par votre gouvernement en 2008, ou la fiscalisation des avantages familiaux accordés aux parents de familles nombreuses, par l’actuelle majorité. Reviendrez-vous sur ces mesures?

F.F.: Globalement, je vais redonner 10 milliards d'euros de pouvoir d’achat aux Français. Pour les familles, je rétablirai les allocations familiales pour tous et j’augmenterai le plafond du quotient familial qui passera de 1500 à 3000 euros par demi-part. Pour les seniors, je propose la création d’un bail homologué et l’instauration d’une procédure accélérée pour assurer aux propriétaires le versement de revenus locatifs indispensables au maintien de leur niveau de vie. Enfin, dans le cadre de la réforme fiscale complète que je vais engager, la fiscalité du capital sera allégée avec la mise en place d’une "flat tax" (ndlr: impôt à taux unique) de 30% sur tous les revenus du capital. L’ISF sera supprimé.

Vous voulez redéfinir le rôle de l’assurance maladie et de l’assurance santé privée. Les patients seront-ils moins remboursés par la sécurité sociale?

F.F: Pour offrir la meilleure couverture santé possible à tous nos concitoyens, il faut redéfinir les rôles respectifs de l’assurance maladie et de l’assurance privée: focaliser l’assurance publique universelle notamment sur les affections graves ou de longue durée et le panier de soin "solidaire". L’assurance privée devra financer le reste, c’est-à-dire le panier de soin "individuel". Les moins favorisés ne pouvant accéder à l’assurance privée bénéficieront d’un régime spécial de couverture accrue. Enfin, les patients seront responsabilisés par l’introduction d’une franchise maladie universelle dans la limite d’un seuil et d’un plafond.

• Vous voulez encourager l’assurance dépendance privée? Est-ce à dire que l’Etat se désengagera de la prise en charge de la dépendance?

F.F: Le vieillissement, qui peut être anticipé, doit être une priorité des politiques publiques. Si rien n’est fait, l’accroissement de la dépendance des personnes âgées pèsera trop lourdement sur les familles. C’est déjà plus ou moins le cas. Toutefois, l’âge moyen d’entrée en dépendance augmente; il est aujourd’hui de 78 ans chez les hommes et 83 ans pour les femmes, pour une durée moyenne de 4 années. Le maintien à domicile étant une exigence forte, il faut faire de l’aide aux personnes âgées une priorité de l’engagement de service civique et définir une forme souple de volontariat associatif.

Je souhaite par ailleurs encourager la généralisation d’une couverture d'assurance dépendance privée sur une base volontaire avec des incitations fiscales qui permettront aux particuliers de déduire de leurs impôts une part de leur cotisation.

• Comment réduire le reste à charge des personnes hébergées en Ehpad?

F.F: Il faut agir en amont et faire en sorte que l’entrée en Ehpad soit retardée au maximum, non seulement parce que cela coûte cher, mais aussi parce que nos aînés y sont bien souvent malheureux. Développer la prévention contre toutes les formes de dépendances, lancer une campagne nationale pour financer la recherche contre la maladie d’Alzheimer, favoriser la collaboration des systèmes public et privé pour le développement de nouveaux programmes de résidences seniors axés sur la mixité sociale et intergénérationnelle, sont quelques-unes des mesures que je souhaite prendre pour pouvoir accompagner dignement la vieillesse et la fin de vie de nos aînés.

 

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

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