FRANCE

50s@work asbl,  dont l’objet est de favoriser l’emploi des plus de 45/50 ans, lance la troisième édition de 50s@work in Brussels, avec le soutien de ses partenaires.

L’objectif du projet est d’aider les personnes concernées à (re)trouver une place dans la vie professionnelle, qu’il s’agisse de retrouver du travail, d'opter pour une formation qualifiante ou de créer sa propre entreprise.


Tous les partenaires vous convient à une séance d’information gratuite,
le 21 octobre 2017, dans les installations de BECI,
avenue Louise 500, 1050 Bruxelles
.

Deux séances possibles :

- Le matin : de 9h00 à 12h30
ou
- L'après-midi : de 13h30 à 17h00

Pour vous inscrire, il vous suffit d'envoyer un mail à l'adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
en précisant votre nom et prénom et la séance choisie (matin ou après-midi)


Plus d’informations ?

Téléphonez : 0474.99 05.20   

Lisez Le Soir de ce Lundi 29 juin. 
La présidente de SeniorFlex répond aux questions du journal LE SOIR sur le thème de l'activité des seniors.

Le Témoignage d'un membre de SeniorFlex complétera cet interview 

Documentaire inédit publié le samedi 7 mars 2015 à 15h20 sur Fr3 Bretagne Pays de Loire 

45 ans : l'âge ou l'exclusion sociale et professionnel apparaît, en effet aujourd'hui 1.2 millions d'entre eux vivent le chômage et se battent afin de retrouver un épanouissement personnel.
Marine Guillemot

A voir et à revoir en rediffusion sur Francetvpluzz

Les seniors actifs en recherche d’emploi sont de plus en plus nombreux en France.

"Je suis convaincue qu’il faut briser bien des rigidités, des freins, des idées reçues, dans un monde du travail qui trouve des prétextes à fermer trop de portes !
Les seniors actifs en recherche d’emploi sont de plus en plus nombreux en France, près d’1,5 million de personnes, ce qui ne s’était jamais vu.
Pour autant, le phénomène ne semble pas être au cœur des grandes problématiques sociétales. 
Pourquoi ? Peut‐être parce que cette population est trop silencieuse. Elle se cache.

C’est pour leur donner la parole, une visibilité à ce sujet tabou, que j'ai souhaité faire ce documentaire. 
Ces actifs en pleine possession de leurs facultés, encore dans la force de l’âge, sont privés du droit de travailler et de se projeter.
Ils véhiculent immédiatement des clichés négatifs, surtout en période de crise économique : trop chers, pas assez malléables, inadaptés aux nouvelles technologies, trop exigeants, trop fragiles, pas assez motivés… Voilà les arguments les plus récurrents qu’utilisent les chefs d’entreprise, les organismes officiels, les cabinets d’audit, pour valider leur éviction.

Cette injustice flagrante est extrêmement préoccupante car le taux de chômage des seniors a dépassé celui des jeunes en 2011.

C’est une situation sans précédent sur le plan historique et la prise de conscience du problème n’est pas proportionnelle à son ampleur. Parce que la souffrance des nouveaux exclus est silencieuse, parce que leur pudeur est aussi une des raisons qui encourage une forme de déni face à ce drame. J'ai voulu dénoncer cette situation grâce à ce film.

Je souhaite transmettre au plus juste le ressenti des personnes qui subissent ce triste sort et dénoncer à travers leur quotidien tous les mécanismes d’exclusion sournois qui les maintiennent dans ce cercle vicieux. 
Les personnes que j’ai choisi de suivre et d’accompagner ont des origines sociales différentes et des parcours personnels et professionnels bien distincts ; mais ils sont tous émouvants, attachants et ils ont envie de sortir du silence afin d’exprimer leurs sentiments.
Ils font preuve de courage, d’initiatives, de créativité, frappent à toutes les portes, essaiment comme le petit Poucet leurs cailloux un peu partout ; mais ils passent aussi par des moments de colère et de découragement face aux réactions de déni et aux portes closes. 
Cette question ramène aux fondamentaux : la place de l’homme, son rôle, la valeur du travail, le sens de la vie dans une société en mutation

J'ai souhaité amener le spectateur au‐delà des images, explorer le fragile équilibre psychologique des personnages façonné par une lutte intérieure de tous les instants.
Avec ce projet, j'ai tenté d’aborder le rapport de l’intime et du social.
C’est un sujet que je veux tendre comme un miroir aux spectateurs, pour qu’ils s’interrogent sur la force de leurs peurs dans la société dans laquelle ils vivent.
Je souhaite les installer à l’intérieur de cette situation, au plus près des  préoccupations et du regard des protagonistes, tout en préservant une pudeur certaine. C’est cette réalité que je veux montrer sans fard en mettant en exergue tous les moments éprouvants que suscite cette situation et qui jalonnent le quotidien des protagonistes.
Même si chacun réagit différemment en fonction de sa personnalité et de son environnement, les mécanismes et les épreuves sont les mêmes et les conséquences peuvent être plus ou moins graves en fonction des parcours de vie; en effet les actions et les démarches sans fin s’apparentent vite au mythe de Sisyphe… tandis que les stigmates s’enracinent toujours plus profondément.

Chaque jour réserve son lot d’épreuves dont on ne soupçonne pas toujours la violence latente. C’est en les soulignant sur un certain laps de temps que ce documentaire peut apporter une compréhension sensible du sujet. Il sera alors possible de ressentir dans sa chair cette souffrance trop banalisée par la médiatisation du chômage en général, davantage traité sous l’angle de phénomène de masse illustré par des chiffres et des statistiques désincarnés, que sous celui des seniors qui reste tabou et méconnu du public. Pour ce faire, je voulais l’aborder par petites touches éclatées et faire apparaître les diverses facettes de ce questionnement en pénétrant dans la sphère intime des personnages principaux. 
D’autres protagonistes apparaîtront au fil des rencontres comme des satellites extérieurs pour éclairer et renvoyer une lumière différente sur les questions et les problématiques soulevées. Enfin, dans l’esprit de la phrase de Saint‐Exupéry, je souhaite que mon film soit celui de l’espoir d’un avenir meilleur, celui qui sera rendu possible par les rêves et les ressources magnifiques de mes personnages.

Ils sont devenus invisibles, inexistants, discrédités...

J’ai voulu mettre dans la lumière et crier ce que tout le monde tait en particulier les intéressés parce qu’ils ont honte de leur situation : la souffrance des victimes du chômage de plus de 45 ans qui  sont discriminés et bannis du monde du travail car il sont considérés comme seniors avec tous les préjugés négatifs que ce terme peut véhiculer.
En France près de la moitié des chômeurs longue durée sont des seniors.
Ils ont consacré leur vie au travail, en guise de remerciements, ils sont éjectés sans ménagement comme des objets utilitaires usagers alors qu’ils leur reste encore 15 ou 20 ans de travail à faire pour aller jusqu'à la retraite. C’est une énorme humiliation, insupportable et impossible à digérer. Cet état, quand il perdure, entraîne la destruction de l’individu.

J’ai voulu avec ma façon de filmer, toucher le spectateur avec ce sujet qui est davantage traité comme un chiffre abstrait, une courbe, un baromètre, noyé dans un flux d’informations banalisées. Pour que l’état de chômeur ne soit pas stigmatisé, j’ai choisi de suivre 4 personnes d’un bon niveau social, compétents avec des valeurs, une bonne éducation, investis dans leur carrière, qui avaient une vie heureuse et accomplie et qui ne s’imaginaient pas un seul instant être exclus du jour au lendemain, durablement de la société. Ils sont aussi particulièrement sensibles, à fleur de peau, sincères et authentiques. Ils ont eu le courage de s’exposer sans faux semblant à la caméra et montrer ce qu’ils vivent, ce qu’ils ressentent dans ce cauchemar permanent.

J’ai pris le parti d’illustrer des scènes de façon onirique et symbolique avec des effets spéciaux afin d’ajouter de la poésie au sujet. J’ai voulu souligner à quel point la valeur travail est importante pour l’équilibre de l’individu.
L’être social est consubstantiel de la construction identitaire. Faire le deuil de sa vie sociale, c’est être amputé d’une partie de soi-même et c’est inacceptable. Cette injustice extrême les a entraînés dans une spirale infernale jalonnée de pièges et d’embûches, ils sont devenus invisibles, inexistants, discrédités, soupçonnés d’être les auteurs de leur situation, les responsables du malheur d’autrui et de leurs proches alors qu’ils ne sont que des victimes sacrifiées sur l’autel des dictats économiques qui régissent les politiques actuelles. Je fais partie des indignés qui n’acceptent pas la violence du silence et e je souhaite que le film réveille un petit peu les consciences et soit un lanceur d’alerte."

Un documentaire de Pascale Fournier

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

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