De :
Envoyé : jeudi 7 juin 2007 18:24
À : crobert@seniorflex.org
Objet : En réponse à votre Lettre ouverte
Importance : Haute
Madame
Chère Madame Robert,
Après avoir pris connaissance avec grande attention de votre lettre ouverte aux Présidents de Parti et aux candidats aux élections législatives, j’ai le plaisir de vous faire part de la position et surtout des propositions du PS en réponse à vos interpellations.
Je vous souhaite bonne réception de la présente et, restant à votre entière disposition, je vous prie de croire, Madame la Présidente, chère Madame Robert,
en l’assurance de ma considération respectueuse.
Boulevard de l'Empereur 13
1000 Bruxelles
Tél : 02/ 548.32.11
Fax: 02/ 548.33.90
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Voici les points principaux sur lesquels nous vous demandons de prendre position :
Il semble nécessaire d’inciter les entreprises à mieux gérer leurs besoins en compétences et à garder leur seniors jusqu’à l’âge légal de la retraite.Comment mettre en place des incitants pour les entreprises qui pratiqueraient une politique de maintien des seniors en activité dans l’entreprise, et d’engagement de compétences, quel que soit leur âge ?
Seriez-vous prêts à cautionner et à lancer une grande campagne nationale de communication sur le thème « les
- Quand & Comment ?
La présence de personnes d’expériences dans une entreprise est une richesse incontestable pour celle-ci.
Leurs connaissances et leur travail quotidien figurent parmi les facteurs clés de la productivité de l’entreprise.
Afin de permettre aux aînés de rester dans les entreprises, et donc aux entreprises de bénéficier de leur expérience le plus longtemps possible,
le PS propose, notamment, de soutenir le développement du tutorat.
L’aménagement de son temps de travail est également un facteur important qui doit permettre à toute personne,
de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle, mais aussi d’encourager des carrières plus longues,
nécessaires pour faire face au vieillissement.
Au-delà, le PS veut créer un véritable droit des travailleurs à la formation, quelque soit l’âge du travailleur d’ailleurs,
c’est-à-dire tout au long de la vie professionnelle, matérialisé par un droit à minimum 5 jours de formation par an,
pendant les périodes de travail et en plus du congé éducation payé.
Concernant votre idée d’une campagne nationale de communication sur le thème « les
je trouve votre proposition très intéressante. En effet, le véritable enjeu consiste à reconnaître la véritable place que méritent les aînés dans notre société,
et la véritable valeur que leur expérience représente pour les plus jeunes.
Il faut faire évoluer les mentalités, et notamment celles des employeurs.
Nous avions eu le plaisir de vous compter parmi nous lors des Etats Généraux des Aînés du PS « pilotés » par Monsieur Gaston Onkelinx,
le Président de la Confédération des pensionnés socialistes. Dans ce cadre, un message important qui est ressorti
est précisément celui de la nécessaire reconnaissance des aînés dans notre société.
Pourquoi ne pas, dès lors, lancer une campagne de sensibilisation de la population à ce sujet.
Précisément, dans le cadre des Etats Généraux des Aînés, le PS propose d’utiliser les compétences des télévisions locales,
notamment, pour mener cette action de sensibilisation positive.
1- L’activité des seniors demande un assouplissement du cadre juridique et des conditions de travail dans lequel elle peut s’exercer, lorsqu’elle est aléatoire, précaire et flexible.
Quelles nouvelles formes de contrats accepteriez-vous de proposer, apportant cette flexibilité demandée par tous ?
Que pensez-vous du portage salarial, du contrat de partenariat senior, du statut social (facultatif) de l’activité des seniors, de la délégation de personnel, du travail à temps partiel, à temps partagé, et de la gestion intergénérationnelle des ressources humaines, basée sur les compétences et non sur l’âge ?
Comment pensez- vous accélérer ces innovations urgentes ?
Permettez-moi tout de même d’apporter quelque peu de nuance à votre question.
Je ne suis pas certain que tout le monde aspire à beaucoup plus de flexibilité.
Ne soyons pas naïfs : travailler plus n’est pas pour tout le monde un plaisir ou une source d’épanouissement permanent,
notamment quand on a déjà, à son actif, une carrière professionnelle -surtout si celle-ci a été pénible- de 40, 45 ans…
Mais le salaire que le travail procure, le revenu et le statut social qui vont avec l’emploi, créent les conditions de l’épanouissement de chacun,
ouvrent la possibilité de construire des projets, de vivre sa vie pleinement. Cela doit rester vrai, plus que jamais.
Une meilleure répartition des richesses, une meilleure conciliation entre vie privée et vie professionnelle,
de meilleures conditions de travail, une formation continue sont autant de combats d’une actualité brûlante.
Pour le PS, une augmentation de la flexibilité au travail, quand cela s’avère nécessaire, ne peut se concevoir qu’avec, en même temps,
une augmentation de la sécurité d’existence. C’est toute la logique de la réussite du modèle nordique ou scandinave.
Or, on entend trop souvent les propositions de certains se limiter à l’augmentation de la seule flexibilité.
Ne nous trompons pas : toute la flexibilité du monde ne créera jamais suffisamment de travail pour tout le monde.
Créer plus de précarité sous prétexte de créer de l’emploi ne sera jamais une réponse à ce problème du chômage.
Au PS, on n’acceptera pas qu’au nom de la mondialisation ou de la libéralisation des marchés, on crée une sorte de précarité généralisée.
Ceci dit, quand on est en âge de travailler, exercer un emploi reste le meilleur moyen d’intégration sociale,
d’émancipation individuelle et de participation à la collectivité.
Toutefois, un taux d’emploi élevé, des emplois de qualités et la création de nouveaux emplois,
ça s’obtient d’abord par un développement intensif de l’activité marchande et non-marchande et de manière supplétive
en agissant sur les politiques d’emploi que mènent les différents ministères directement concernés.
2- Pour garder leur compétitivité, les entreprises ont besoin de garder leurs compétences. Il faut encourager la transmission du savoir-faire et des compétences des aînés, dans une gestion au sens large, des compétences et des talents, valoriser les acquis de l’expérience et autoriser l’enseignement de ces compétences vérifiées et certifiées.
Comment envisagez-vous d’y parvenir, avant la disparition de ce patrimoine du savoir-faire et de l’expérience ?
La transmission des savoirs et des savoir-faire sont, au sein d’une entreprise, la garantie du maintien d’une main-d’œuvre de qualité
de la continuité des processus de production. Nous devons encourager la formation et la prise en charge des plus jeunes travailleurs
par les plus expérimentés, ce qui permettra au jeune travailleur de rapidement apprendre et progresser dans son métier,
surtout s’il s’agit d’une première expérience professionnelle, et au travailleur plus âgé de modifier sa fonction au sein de l’entreprise en fin de carrière,
pour transmettre son savoir et éventuellement diminuer la pénibilité de sa fonction.
Pour cela, le PS propose entre autres d’autoriser la déductibilité fiscale à l’impôt des sociétés,
d’une partie du salaire du travailleur tuteur à 120 % pour peu de celui-ci consacre au minimum 2/5 de son temps de travail
à l’accompagnement, au tutorat et à la formation d’un jeune travailleur.
3- Les compétences et le savoir faire des seniors sont particulièrement utiles pour les PME.
Comment pensez-vous encourager la création et la reprise de PME par des seniors ?
Le lancement accompagné par incubateur ? La consultance en temps partagé ? L’intérim Management ? L’activité indépendante simple ? Le financement de ces actions et celui de la préparation d’un Business Plan ?
Notre pays a besoin pour se développer du dynamisme et de la créativité de ceux qui osent entreprendre.
Sans la contribution des indépendants et des entreprises, le niveau général de bien-être en Belgique serait sérieusement inférieur à celui que nous connaissons aujourd’hui.
Au niveau régional, le PS a accompli un important travail de soutien aux indépendants : mise en place de « bourses d’échanges d’entreprises »
permettant d’améliorer la diffusion des offres de vente d’entreprises ; suppression des taxes « antiéconomiques » communales, provinciales et régionales ;
création d’un Fonds à disposition des jeunes créateurs d’entreprises, ainsi que des formations en gestion d’entreprise,
émission de 52.000 chèques langues, création des centres d’entreprise et des guichets d’économie locale
ainsi que les récentes mesures en faveur des communes dans le cadre du fonds de compensation,
création d’une plateforme d’échanges d’entreprises permettant de transmettre plus facilement son entreprise
lorsque l’on est en fin de carrière, etc.
Ces efforts porteront pleinement leurs fruits s’ils s’accompagnent du même effort au niveau fédéral.
Pour le PS, il faut dès lors renforcer l’offre d’aides financières destinées aux indépendants :
- Interdire aux établissements de crédit de demander aux indépendants et aux entreprises
des garanties couvrant 100% du montant emprunté.
- Encourager les porteurs de projets à faire appel aux fonds de garantie et aux sociétés de cautionnement mutuel
(structures qui aident les indépendants et PME qui n’arrivent pas à fournir eux-mêmes
les garanties personnelles demandées par les bailleurs de fonds traditionnels).
Il faut également continuer, de façon générale, à améliorer les performances de l’administration publique et notamment :
- Diminuer sensiblement les délais de traitement des demandes des indépendants.
- Ouvrir l’utilisation de la Banque-Carrefour des Entreprises à l’ensemble des autorités publiques
(autorités régionales, autorités locales, etc.) dans le respect de la vie privée.
- Renforcer l’action entamée en vue d’informatiser les formulaires administratifs et de rendre ces formulaires « intelligents »
(via une offre d’aide au remplissage en ligne), « interactifs »
(permettant le pré-remplissage automatique à partir de données authentiques et/ou déjà à la disposition de l’administration)
et « transactionnels » (pouvant être envoyés en ligne après signature électronique).
Le PS veut promouvoir une « culture de la deuxième chance » (droit à l’erreur)
et ainsi s’inscrire dans la logique des actions menées par les pouvoirs régionaux pour développer des structures d’aide aux indépendants en difficulté.
Par ailleurs, le PS veut poursuivre l’amélioration des procédures à destination des entrepreneurs en difficultés afin de préserver un maximum d’emplois.
Concrètement, nous voulons :
- Créer un organisme de reconnaissance de l'activité et de contrôle de la compétence des mandataires de justice en matière de faillites
(qui donnera des agréments préalables et renouvelables).
- Objectiver la désignation de ces mandataires et l'attribution des mandats de curatelles.
- Réglementer objectivement leurs honoraires et créer un "pot commun" qui assurera le paiement de ceux-ci sur base des sommes récupérées et des actifs réalisés.
- Réglementer et contrôler l'activité des tiers auxquels le curateur fait appel pour assurer l'exécution de sa mission.
- Améliorer la célérité des curateurs à clôturer les faillites dont ils ont la charge.
4- L’âge n’étant qu’une question de statistiques,
Que pensez-vous du droit de choisir librement l’heure du retrait de l’activité, mais en toute connaissance du montant de la pension ainsi construite ?
Le droit à la pension légale, une fois l’âge de la retraite atteint, est un droit fondamental qui doit impérativement être garanti.
Le PS ne veut pas que l’on touche à l’âge de
face à certaines menaces excessives des logiques du marché et de
L
ou une fonction et de protéger les personnes qui ont déjà travaillé pendant la majeure partie de leur vie contre certaines pressions excessives.
Une autre chose est le droit à connaître, à tout moment, le futur montant de sa pension.
Ce service vient d’être mis en place au cours de cette législature.
Très simplement, en s’adressant au service d’information des pensions (à l’ONP) ou via le site internet www.toutsurmapension.be
chaque personne peut désormais faire une estimation de ses futurs droits de pension,
compte tenu des informations relatives à sa carrière et à ses rémunérations.
Je m’en voudrais toutefois de terminer cette question sur les pensions sans vous rappeler qu’une des priorités du PS pour la prochaine législature
est d’augmenter le niveau des pensions légales. Celles-ci doivent être augmentées de minimum 12% au cours de la prochaine législature,
les pensions minimums doivent être tout spécialement augmentées, et notamment portées à 1000 € pour la pension minimum d’un isolé (en carrière complète)
et 1200 € pour un ménage. En parallèle, le PS propose de supprimer la cotisation de solidarité qui touche injustement, parce que exclusivement, les pensionnés.
5- Il parait nécessaire de donner une impulsion nouvelle au travail des seniors qui le désirent.
Quand et Comment comptez-vous, d’abord, supprimer les freins, tels que plafonds, interdictions et pénalités diverses ?
Et comment voyez-vous les incitants pour que les seniors continuent à faire bénéficier la collectivité de l’expérience et du savoir- faire acquis tout au long de leur vie ?
Rappelons qu’il n’est absolument pas interdit à un pensionné de travailler. Il lui est même tout à fait libre de travailler et
de percevoir un revenu complémentaire non négligeable, par exemple 1.430 € par mois pour un retraité sans personnes à charge,
et jusqu’à 1.740 € par mois pour un retraité avec personnes à charge.
Le PS estime toutefois que ce plafond doit pouvoir être augmenté, et notamment suivre l’évolution du coût de
Le
Il s’agit donc de renforcer les incitants pour ceux qui font le choix de rester plus longtemps au travail,
mais nullement d’accepter toute forme de « malus » pour celle ou celui qui quitte le marché du travail avant 65 ans.
En outre, afin d’aider les travailleurs plus expérimentés à rester plus longtemps au travail, le PS propose d’encourager le crédit-temps 4/5ème et 1/2 temps
plus systématiquement dès l’âge de 50 ans, et le mi-temps dès l’âge de 55 ans notamment en renforçant les allocations de remplacement,
en assouplissant les conditions d’accès.
En ce qui concerne les indépendants en particulier, le PS propose de supprimer complètement le coefficient de pénalisation
qui persiste par année d’anticipation de la pension, afin d’harmoniser cette mesure avec les dispositions légales dans le régime des travailleurs salariés.





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