Les départs à la retraite diminuent en Italie, malgré le vieillissement de la population.
Ils ont baissé de 29,5% au cours des onze premiers mois de l'année, en raison d'un durcissement des règles visant à retarder d'un an l'âge du départ, décidé sous Berlusconi. On recense ainsi 224856 départs, contre 318945 au cours de la même période de 2010.
Les commerçants sont les premiers concernés (-30,2%), suivis des salariés (-29,6%).

Pénalités pour les départs à 60 ans

 Au 1er janvier entrera en vigueur une réforme drastique du système, l'un des piliers du plan d'austérité du gouvernement de Mario Monti adopté le 22 décembre par le Parlement.
Cette réforme fixe à 66 ans l'âge de départ à la retraite sans décote pour les hommes et à 62 ans celui des femmes (67 ans en 2017 en France sauf pour les personnes ayant cotisé au moins 41,5 ans).

Elle prévoit même que l'on puisse travailler jusqu'à 70 ans d'ici à 2015.
Cette réforme a surtout aboli, dès 2012, les retraites dites «d'ancienneté» (que l'on pouvait prendre dès 60 ans après 36 annuités de cotisation). Ceux qui comptent à tout prix prendre leur retraite à 60 ans seront soumis à de fortes pénalités.

Les Italiens qui ont cessé leur activité cette année l'ont fait à 60,2 ans alors que cette moyenne était de 61,1 ans en 2009.
Les fonctionnaires le font en moyenne à 62,3 ans, les commerçants à 63,1 ans.
Selon l'officiel Institut de la statistique (Istat), grâce à ces nouvelles mesures d'âge, le coût global des retraites, qui sont aujourd'hui à l'équilibre budgétaire, devrait diminuer à hauteur de 1% du PIB d'ici à 2015.

selon le président de la sécurité sociale italienne, Antonio Mastrapasqua, «les Italiens perçoivent en moyenne 80% de leur dernier salaire, alors que les retraités allemands touchent en moyenne 58,4% de leur dernière paie». Ce pourcentage devrait aller en diminuant progressivement.