L'Europe tire la sonnette l'alarme
Si nous atteignons cet objectif, le ratio moyen de la dette au PIB dans
Cette communication montre que le risque est plus important pour les
Toutefois, l'incidence budgétaire du vieillissement est un défi
«Si la plupart des États membres ne prennent pas des mesures
Ce problème doit être réglé au moyen d'une réduction de la dette et du
Des progrès ont été
Compte tenu de la diminution des taux de fertilité, du départ à la
La communication adoptée ce jour par la Commission et l'étude qui
Selon l'étude, l'écart de viabilité, à savoir l'écart entre la position budgétaire structurelle de 2005 et une position budgétaire durable, atteint environ 3,5 % du PIB à la fois dans l'UE et dans la zone euro sur la base de politiques inchangées.
En d’autres termes, le déficit structurel atteignait environ 2 % du PIB dans l’ensemble de l’UE en 2005. Pour refermer l'écart de viabilité, il faudrait corriger ce déficit et dégager un excédent structurel d'environ 1,5 % du PIB.
Si les objectifs budgétaires à moyen terme introduits par le pacte de stabilité et de croissance pour chaque pays après la réforme sont atteints en 2010[2], cela permettra de réduire la progression de la dette publique, qui passerait d'une moyenne de 63 % du PIB pour l'UE en 2005 à environ 80 % du PIB en 2050. Si ces objectifs ne sont pas atteints, en l'absence d'autres réformes, le ratio de la dette au PIB pourrait atteindre près de 200 % en 2050.
L'étude montre par ailleurs que si les taux d'emploi s'améliorent plus que prévu, en particulier pour les travailleurs plus âgés, la viabilité des finances publiques pourrait s'améliorer de manière significative.
Des finances publiques saines et la mise en œuvre de réformes présentent des avantages certains
Certains pays affichent déjà des finances publiques saines, et bon nombre d'autres États membres ont mené des réformes, notamment dans le secteur des retraites, pour relever le défi. Ces pays peuvent affronter l'avenir avec plus de sérénité. Toutefois, pour la grande majorité des États membres, il reste encore beaucoup à faire.
Sur la base de la position budgétaire actuelle et de l'accroissement annoncé des coûts liés au vieillissement, les pays de l'UE peuvent être classés en trois groupes en ce qui concerne le risque qui pèse sur la viabilité de leurs finances publiques à long terme:
* pays à risque élevé (par ordre alphabétique): Chypre, Grèce, Hongrie, Portugal, République tchèque et Slovénie.
* pays à risque moyen: Allemagne, *Belgique,* Espagne, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte, Royaume-Uni, Slovaquie.
* pays à risque faible: Autriche, Danemark, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne et Suède.
Le premier groupe se caractérise par une progression très significative des dépenses liées au vieillissement à long terme, ce qui nécessite des réformes. Toutefois, l'assainissement budgétaire est également nécessaire et urgent, car la plupart de ces pays enregistrent des déficits élevés (en particulier la Grèce, la Hongrie et le Portugal, mais également, bien que dans une moindre mesure, la République tchèque et Chypre).
Le second groupe est composé de pays pour lesquels les coûts liés au vieillissement sont significatifs et impliquent des réformes structurelles (Espagne, Irlande et Luxembourg) et d'autres qui doivent assainir leurs finances publiques à moyen terme (Allemagne, France, Italie, Malte, Slovaquie et Royaume-Uni), et l'Italie doit par ailleurs s'engager résolument sur une trajectoire de réduction de sa dette très élevée.
*La Belgique présente des caractéristiques de ces deux sous-groupes*.
D'une manière générale, les pays du troisième groupe ont pris davantage de mesures pour faire face au vieillissement. Toutefois, un risque faible n'équivaut pas à un risque "nul" en matière de viabilité des finances publiques.
Une stratégie en trois volets doit être mise en œuvre pour faire face à l'incidence budgétaire du vieillissement.
Tout d’abord, les États membres doivent atteindre et conserver des positions budgétaires saines et réduire leur dette publique plus rapidement. Des finances publiques saines constituent par ailleurs les conditions propices pour des taux d’intérêt faibles et une croissance économique élevée et stable.
*Ensuite, les États membres doivent relever les taux d’emploi, en particulier pour les femmes et les travailleurs plus âgés, et accroître la productivité de la main d’œuvre.*
En 2005, le taux d’emploi dans l’UE s’élevait à 63,8 %, alors qu'il était de 62,4 % en 2000[3], mais il restait largement inférieur à l'objectif de 70 % fixé par les États membres. La mise en œuvre rigoureuse de mesures de nature à accroître l'emploi et à renforcer la productivité, conformément aux objectifs de la stratégie de Lisbonne, permettrait de relever les taux de croissance potentielle et d'améliorer les conditions de vie futures, tout en favorisant la viabilité.
Enfin, les gouvernements doivent procéder à des réformes des systèmes de retraites, de soins de santé et de prise en charge de la dépendance pour faire en sorte qu'ils soient viables et appropriés. Dans la moitié environ des États membres, les réformes ont permis de réduire l’incidence budgétaire du vieillissement. Mais les réformes des retraites doivent nécessairement s'accompagner d'un allongement de la période de vie active. Cela permettrait d’accumuler davantage de droits à la retraite, ce qui entraînerait une incidence positive sur le niveau des retraites par rapport aux salaires à l’avenir. Toutefois, pour y parvenir, il est peut-être nécessaire de procéder à d’autres réformes structurelles.
Le rapport complet est disponible à l’adresse :
*http://ec.europa.eu/economy_finance/publications/european_economy/2006/eespecialreport0106_en.htm*






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